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Trigger / Content Warning



א

Janvier 2026 — J'ai prévu un dépôt pour les données (textes et images) de ce qui devait être un blog ou un site. Neocities sans doute, en version gratuite afin que quelque chose me survive si je meurs; parce que je me serai enfin suicidé ou bien parce qu'un religieux m'aura utilisé pour se cacher à lui-même à quel point il ne croit pas à son bouquin ni à son groupe social (c'est sans doute ce qui fait les meilleurs extrémistes). C'est drôle. Les gens prétendent croire, non pas en dieu, mais en leur religion ou leur idéologie, affirment être des représentants sur Terre de la Vérité elle-même, mais ils se mettent dans tous leurs états si quelqu'un fait une critique ou a un mouvement d'humeur face à leurs prétentions. Même chose de la part des franc-maçons. Ils éructent et menacent si leur marchepied n'est pas pris pour un piédestal. Ils devraient pourtant tous habiter une sorte de quiétude distante, et leur système de représentation devrait inclure le traitement du rejet par autrui. Aucunement ! Ils réagissent par esprit anthropologique de troupeaux dans tous les cas, "mon groupe est ma survie, pas de critique sinon je meurs", puisque les fictions structurantes consistent précisément à toujours ravaler la même couleuvre de devoir faire semblant de croire. Ils justifient leurs exhibitions de colère en prétendant être attaqués constamment... mais les autres aussi le sont, puisque le victimat (tentation sacerdotale ou statutaire de la victimisation) est devenu le nouveau jeu de criquet de leur vacuité en Reine de Cœur. Ils ne sont pas attaqués. Ils se vengent.

Également : ils rejettent massivement l'idée du monde comme illusion, mais traitent le monde et autrui comme... la factualité des apparences en résistance contre la Vérité qu'ils incarneraient, eux ! Un religieux ou un idéologue sans martyre serait-il... un simple représentant des illusions du monde ? Ils ont sacrément, numineusement besoin d'être "attaqués" !


ב

Le "dépôt" sera une version brute, dépouillée, rien. Rien de ce qui étaye le lecteur ou me donne l'impression de contrôler. Notamment, il n'y aura plus de mise en page. L'enchâssement des langues (En/Fr), privé des aides visuelles initiales pour séparer les deux, sera peut-être impraticable pour les quelques rares lecteurs éventuels.

D'un autre côté, cela correspond finalement à deux exigences éthiques.

1 - Le lecteur devra faire un minimum d'efforts. Si quelque chose l'intéresse, quand bien même dans une intention malveillante, il lui suffira de copier le texte pour le coller dans une fenêtre DeepL ou Gemini ou Claude, etc. Chacun choisira en fonction de ses IA favorites, puisque tout le monde ou presque se recompose une identité en fonction de ses outils préférés, marques préférées. Cela accentuera la distance que je souhaite consolider. Copier-coller (un acte) dans son IA de confiance (liée, donc, à une part d'investissement intime, quoi qu'on en pense) reviendra à déplacer mes textes dans leur propre contexte (celui de chaque lecteur). J'imagine que ce ne sera pas une appropriation (ça me paraît difficile au regard du contenu) mais bien une distanciation.

2 - Quant à moi, je dois continuer à écrire pour que le lecteur n'adhère pas. Pas de pacte, pas de séduction, donc pas de collectivité par la réciprocité des attentes. Surtout pas d'esthétisation vers le "trauma glam". La destruction n'est pas sexy, ni romantique. Si les gens pouvaient éprouver mon niveau d'angoisse moyen et vivre un instant dans mon inconfort physique, ils feraient une crise cardiaque. Donc, pas "d'initiation", et par conséquent pas ou peu de lien social.

Les images auront disparu, alors que je travaillais sur un site d'images. Elles sont sans intérêt pour quiconque sauf moi, car il s'agissait d'un processus dans une approche sérielle, et non pas d'une production de pièces. J'ai consacré des nuits entières à apprendre à manier les outils. Je change pour la version nue, crue, version je-n'en-peux-plus, n'y parviens plus... et je ne dois peut-être pas y parvenir si quelque chose devait enfin devenir audible, car peut-être que, moi aussi, je m'hallucine, et m'hallucine mal — peut-être que par le langage et son apparence de maîtrise, je me déréalise en biais seulement, en ratages sans aucun point de chute sinon de donner voix finalement à ce que je refuse.

J'ai essayé différentes choses, rien ne va, Neocities conviendra peut-être pour un dépôt. Je n'ai plus le courage de me battre avec ça de toute façon. L'anticipation peut convenir si je la vois comme une stratégie, c'est-à-dire si je ne vais pas trop mal à ce moment-là et que j'utilise cette anticipation pour une défense psychique à la suite de déconvenues. Mais la projection n'est pas toujours possible sans "attaque" : à nouveau, l'ignoble immobilité, à nouveau les branches mortes dans mon torse qui poussent, gerçures brisées, à nouveau ce hurlement qui ne sortira jamais, et m'écrase, par la pression extrême qu'il crée, qui s'engouffre pour sortir.


ג

Le français en murmures, en vécus de chair de kyste vibrant; là où je parle vraiment, relis, reprends; là où le silence existe suffisamment encore pour que le langage ait déjà eu un sens. Pas un sens à saisir, à prendre, à avaler, ni à "en découdre", mais au contraire quelque chose qui se noue, un sens en nouements denses et vifs, dans une autre épaisseur de temps, depuis un autre lieu, avec des flots d'œillets ou de lisses comme absents ou invisibles — pour nos vastes nodalités mouvantes.

Je veux dire que le sens travaille ailleurs. Ça existe toujours "ailleurs". Je ne crois pas que nous soyons réellement "là" ou "une présence". Nous sommes plutôt des adjonctions stratifiées et stratifiantes d'une multitude d'épaisseurs d'être qui vivent, elles, dans "des espaces" différents, séparés ou non, plongés les uns dans les autres ou non. C'est pour ça aussi qu'il est difficile de situer son corps et son sujet/objet/corps/monde ... le situer dans quels nœuds de quel emmêlement de quels espaces ? Parce que ce ne sont pas des espaces de sens sans être des espaces "d'être" (car le sens n'est pas analytique, ici, il est travaillant, oeuvrant/barattant en contre-fond "sans fond" au sens du "fond ontologique").


ד

« Que regardes-tu dans l'eau ? » Je cherche des morts, des compagnons, ça m'apaise, car je ne parviens malheureusement pas à me noyer suffisamment moi-même.

'What are you looking at in the water?' I'm looking for dead people, companions. It calms me down, because unfortunately I can't drown myself enough.


ה

[DeepL:] The hard, cold blade of the knife against my soft, warm stomach prevented my brain from acting. It shut down completely. It was simpler in my mind. I am ashamed to still be here. At least last time, I actually hanged myself. I felt like it was bad luck, not a pitiful failure. I pushed the chair away without hesitation or regret. The previous three days had been the best of my life, the calmest, the happiest: I was finally going to leave. I had destroyed everything, all evidence of my individual existence. But something broke. The second time, a year later, I simply... didn't.


ו

You must be a respectable victim — une victime fréquentable !
That's convenient: I have no intention of being respectable.
I was frequented far too much in the past.
Take your turn. It was soiled long ago.


ז

Ai ajouté ceci en bas du texte autobiographique : "Writing interrupted. Text left unfinished. // There are only two outcomes for me today: the Void, or being crushed by my emotions linked to the memories that resurfaced in 2025. Emerging from amnesia does not liberate as much as it destroys the little that existed.//January 2026." Je pensais vraiment pouvoir reprendre un nouveau souffle en rédigeant pleinement "Fondation of HeЯ[L]". Rien n'y fera. Pas avant des années sans doute. Je n'espère pas vivre si longtemps. Il ne reste rien que la réalité nue, rien que l'os. J'ai travaillé sur ce projet de site jour et nuit pendant quatre mois d'affilée. Je n'attends même plus rien de la remontée de souvenirs (le souffle sur la brume, l'amnésie qui se dissipe et laisse impuissant face à la réalité crue, brute; en plus de la peur d'avoir un flash-back en public). Je n'en attends plus rien, car tout a déjà été balayé. Et sans argent, il ne faut pas se mentir, il n'y a pas beaucoup de perspective.
Le souvenir de G. a également affecté ceux de D. et Djèltia. Leur place, même torturante, dans mon cœur a changé.
G. est en prison, à vie de facto, sur un autre continent. Trafic pédocriminel, etc., bien sûr. Je ne sais plus comment diriger mon amour, qui me sort de la poitrine comme un fleuve. Je me dis que je le confierai au Vide, au Néant. Une voix à gauche me dit que je ne dois surtout pas faire ça. Ce surmoi excentré bavard m'assomme aussi lorsqu'il s'y met.
J'ai aussi déplacé une partie de URZ dans la section Diary. La partie concernée est "Many of you will be sacrificed (Asides)". Je l'avais d'abord tellement réduite qu'on ne comprend même plus pourquoi j'y parle d'autopoïese et d'ontologie, etc. Et je n'ai pas non plus le courage de rédiger les articles explicatifs pour Abrasions and Drafts. Donc une simple entrée de journal suffit pour les "asides" de I'm not URZ.


ח

Humiliation supplémentaire à avaler : certains viols encore à l'adolescence, y compris au lycée. Les marques rouges inexpliquées qui étaient soit-disant "des piqûres d'insectes" (avec la complicité du médecin de famille ?) et on se moquait de moi au lycée — "pourquoi tu ne dis pas que tu t'es fait cogner ?" — et moi qui ne comprenais pas et essayais très honnêtement pour moi-même des explications du type "j'ai dû me cogner contre un bord de porte". Je me cognais (ou croyais me cogner ?) très souvent contre des montants, des meubles, etc., de toute façon. Je ne tiens pas (ou crois ne pas bien tenir ?) sur mes jambes. En fait, c'était des attaques, notamment du "frère" #2. Mais parfois ça ne marchait pas. Je me souviens l'avoir arrêté net quelques fois, mais sans comprendre la situation : il s'approchait ou était entré dans ma chambre en douce et je l'engueulais ou le repoussais en me demandant à quoi il jouait. Puis l'anecdote était oubliée puisqu'elle n'avait pas de contexte psychique/mnésique. Lorsqu'il dit aujourd'hui "Harl vous fait bien comprendre que vous êtes une merde", il pense à cela en réalité, à mon avis. Le pauvre petit chou avait été méprisé alors qu'il venait... pour violer encore. Les violeurs sont des sous-hommes, des lâches qui se payent un moment d'affirmation et de compensation de leur infériorité, il faut comprendre leur psychologie tordue pour essayer de s'en protéger. Mais penser que cela avait cours encore si âgé est extrêmement humiliant. Les marques rouges et le goût ignoble dans la bouche que j'essayais de faire passer... pas moyen de comprendre ce que c'était, d'où ça venait. Explication de l'entourage, médecins généralistes inclus : "ça arrive". Oui, ça arrive. Ça vient même vers vous les poings serrés, si possible par derrière et à pas feutrés.
Je n'ai pas vraiment envie de poster ça, mais le faire m'aidera peut-être à regarder l'humiliation en face et à accepter la part de souvenirs pour qu'ils sortent des brumes de l'amnésie. C'est cela le pire : les humiliations et les trahisons constantes, organisées, principielles, leurs "toujours déjà", leurs "avant tout passé", "avant tout langage". Je pense que les gens ne peuvent pas comprendre cela. Ils ne peuvent pas imaginer.
De toute manière, pour moi, la mort psychique a eu lieu avant la constitution d'un psychisme, dès la maternité. Que m'a fait le pseudo-grand-père paternel ce jour-là ? L'hôpital a fait un signalement passé sous le tapis. Comme pour tout. Le tatouage. Les coups.

Médecins — à l'époque, les chutes intérieures et les chocs électriques étaient "de la spasmophilie c'est la maladie du siècle on voit ça tout le temps nous vous savez prenez du magnésium mais c'est pas forcément assimilé on verra bien de toute façon il n'y a rien à faire un jour ça passe ou pas arrêtez de vous plaindre il n'y a rien à comprendre il y a des gens qui ont de vrais problèmes si vous ne savez pas dire ce qui ne va pas c'est qu'il n'y a rien jeune homme c'est psychologique".

Oui. C'est dans ma tête décapitée.

Et D. qui avait fait exprès de laisser tourner le film sur la télé dans sa chambre lorsqu'un groupe de lycéens étaient venus la voir pour un gangbang. Elle avait la VHS en version non floutée et se masturbait en transe en regardant ça. Je m'en souviens bien maintenant : plusieurs personnes m'avaient dit "elle est dingue, elle regarde du porno de malade mentale... il y a un rapport avec toi".... Comme d'habitude, sans aucune explication supplémentaire, seulement de l'absurde inassimilable qui vous tombe dessus ou dedans, comme un précipice qui tombe à l'intérieur de vous d'un seul coup, plutôt que vous en lui; pas moyen de leur faire clarifier le "il y a un rapport avec toi". Le seul qui avait vraiment compris est mort. D. l'a sans doute tué pour d'autres raisons ou non. Lui avait compris que j'entrais en transe figée et ne me souvenais pas de ce qui m'avait été dit en en sortant. Mais il avait aussi remarqué que, sans m'en souvenir à proprement parler, j'agissais parfois de manière relativement cohérente avec l'information oubliée. Alors, il me prenait par le menton, pour que je le regarde dans les yeux et que je l'écoute, il me parlait de manière très claire, très nette, il me faisait une véritable synthèse des faits et circonstances, "au cas où tu m'entendrais quand même", disait-il. Il devait avoir l'impression que je basculais dans un espace où "je n'entendais plus les paroles", sauf peut-être de loin en loin. Maintenant, je sais qu'il m'a rendu de grands services ainsi. Il avait vraiment des coups de génie. Il pouvait vraiment être extrêmement intelligent. Il avait compris le phénomène de transe glacée amnésique, alors que personne sans doute n'avait pu lui expliquer ça. Comprendre cela, à l'époque, pour une personne si jeune, était une véritable prouesse intellectuelle et anthropologique — car il faut d'abord admettre que certaines personnes, du simple fait de leur existence, trouent le tissu narratif du monde.


ט

À nouveau — sacrifierez-vous votre groupe social, votre "c'est tout ce que j'ai", votre réseau, votre lieu, pour des meurtres ou des viols qui y ont lieu, si les conséquences de ces crimes ne dégradent pas et peut-être améliorent vos conditions matérielles d'existence ? Non !

Vous ne le ferez pas.

Si un gosse est systématiquement violé, un et pas cinquante car cinquante ça se voit, et qu'il survit par l'amnésie dissociative, alors vous appuyez cette amnésie, vous l'exploiterez autant que possible, comme un hack après la détection d'une faille système, même si c'est votre petit frère préféré ou votre voisin adoré — et plus encore dans ce cas ! Car ainsi, vous le liez à vous et croyez maîtriser ce lien en contrôlant les narrations, vous contrôlez carrément l'accès mémoire et donc les capacités de jugement, pensez-vous — tout en lui reprochant d'être bizarre et d'oublier.

Car il oubliera aussi ce dont vous aimeriez qu'il se souvienne, il vous oubliera VOUS, bien souvent, en bien des aspects, et l'amnésie est de toute manière un heurt anthropologique monstrueux, la destruction de la possibilité de votre propre identité... car vous ne pouvez pas réellement contrôler la narration, l'accès mémoire-identité, chez une personne... qui oublie — et qui vous aime parce qu'elle oublie — et vous fait "ne pas être" en vous oubliant.

Tôt ou tard, vous devrez vous retourner contre cette personne que vous aimez tant et déclarerez cette personne "ennemie". Car vous ne pouvez plus vous regarder vous-même en face — votre amour ne tenait qu'à l'incarcération psychique de votre aimé — et parce que vous ne voudrez plus dépendre de cette personne agent de votre... propre non-existence mnésique. Lorsque l'être aimé sortira d'amnésie, notamment, chancelant d'abord en ce domaine, vous le haïrez. Car cette personne existera, elle, tandis que vous n'aurez été que l'illusion vague que vous aviez vous-même créée en lui, en elle — et vous ne pourrez pas LUI pardonner ! Enchaînez donc dans un grenier ou une cave votre aimé. Le jour où il se libérera, il ne se jettera pas dans vos bras. Vous le saviez.

——

Et peut-être — peut-être seulement — rencontrons-nous des individus. Mais nous ne leur parlons pas. Nous parlons à la mâchoire d'acier du groupe qui est derrière, ou à laquelle ils rêvent de se rapporter.


י

Déjà deux énormes journées de travail pour composer une archive. Toutes sortes de problèmes rencontrés. Les solutions sont venues au fur et à mesure, qui ne correspondent pas du tout, pour celles que j'ai adoptées, à ce dont j'aurais décidé suivant mon expérience passée. Mais le choix s'imposait de lui-même : "oui, c'est mieux ainsi, je ne peux pas dire le contraire, je dois me dessaisir de mon propre cadre". J'imaginais l'archivage comme une clôture, le dépôt d'un état mort, presque un suicide : si j'archive, c'est que je ne veux plus être. Ce fut l'inverse : un espace d'émergence, se laisser affecter par des résultats saillants, bien qu'il soit difficile de communiquer pourquoi ils sont différents. La composante technique est pourtant claire, il faut faire ceci, et cela, dans tel ordre, et la séquence de transformation en console produit un certain résultat, ou plutôt cela produit un nouveau contexte et c'est dans ce contexte que l'objet apparaît positivement. On change les conditions d'apparition. Et il y a toute une technicité derrière. Il faut bien comprendre comment les appareils fonctionnent pour pouvoir prendre les décisions. Mais il faut aussi accepter de se défaire de sa croyance, sa maîtrise. Les problèmes de fonctionnement font comme une toile, un réseau, et l'élément modifié (les parts à archiver) est comme déposé dans cette infrastructure relationnelle dynamique. C'est tout à fait le problème habituel de la phénoménalité : fixe et constituée par le sujet, ou relationnelle et émergente dans ce qui n'est pas réductible à une distinction sujet/objet ? Par exemple : peut-on rendre un document numérique plus matériel et moins sémantique (au sens de l'interprétation par les logiciels et donc aussi au sens de notre construction en amont qui vise cette technicité)? Viser une technicité n'est donc pas forcément se vouer à une clôture préétablie (=cybernétique). Pourtant, l'archivage est un problème de normalisation ! Mais qui, en étant la fin visée, peut devenir un moyen d'émergence : l'objet, et l'archiviste, se trouvent affectés de déplacements de "contextes", de déplacements d'apparaître.


כ

J'ai prévu un petit texte pour le zip des images, une sorte de très bref "essai" en mono-pulsation :
"Material phenomena are not reducible to their physical substrate.
What truly exists—the phenomena—are the ways in which things appear.
Contrary to what we often assume, this mode of being is relational.
Images are no exception. They only have a living appearance when they are included within a constellation of images, an exhibition, a multimedia context, or a process of work and transformation.
An archive, then, is only a presence still held in limbo. What it contains requires new relations in order to truly appear.
The files gathered here emerged through a process of coming out of dissociative amnesia and probably have little interest outside that context. They were meant to be presented only in relation to texts that were themselves part of this process of self-appearing for the author.
That stage of the project was abandoned or outgrown. The images remain, whatever their qualities, and above all their flaws.
A portion of them is made available here in a state of occultation, short of the stage of living phenomenality.
But of course, this very text, your own expectations and criticisms, and the sequence of files in the archive—all of this is already enough to create a relational reality—weak, not alive, yet effective nonetheless.
And I hope, quietly, that you will find in them more tenderness than chaos."


ל

Past perfect — erased recursive past.
An absence noted, in the margin, a presence.

I had had a tattoo. An astonishing business.

All the more so since this tattoo occupied, on a grand scale, my tiny child's back.

Was I a parchment?

A key? A projection screen? What desire, what foreign trajectory, what occultation was written onto me? What conceals more—the act of erasing, or the act of tattooing first?

Did they try to bolt me to the world, when I was outside, echoing through unborn time and space? Did they use me to send a message to God, a letter, during one of my flights?

Am I an angel, a carrier pigeon, or Lucifer himself—inverted?

Did I broadcast, wherever I went, the sign of some Great Demon—to kill, I'm told?

When was I marked? By whom, and for what? The inscription was removed as one would carve a stone.

As one would break a frame, grinding it down into dust and ashes.

It might have been a seal. A sigil. An encrypted shadow, or a title deed.

Maybe a map, written in Sumerian, to set the tone.

Was I a support for invocations? Now I want to play with this, or interpret it, as though it were a musical score. Maybe I want my tattoo back—my backshadow, a counterpoint, a skinny back-world, playing the hermetic black stars.

Shall I invent an instrument of fire to play an older song of dew? Moisture vapor. Have I been mist-spelled?

But I'm also credited with having moved objects by thought and with having been able to turn lights on from a distance in my very first weeks—with having always walked, always spoken.

So I am obviously a support for collective projections. What, then, could they have written onto me?

What is perhaps most troubling is that the tattoo has been removed.

How? In the early eighties, private erasure could only have meant another inscription—an extremely brutal one. Doctors claim to see this sign on me today—"Sir! Did you scratch your back?" Not lately, honey!

Perhaps all signs are reflections of an absence inscribed at the heart of reality. A lack, a flaw, a once-inked misalignment.

Are we not ourselves reflections of an absence inscribed at the heart of all things?


מ

Claude : "Tu désamorces l'horreur en la surcodant, en la rendant si dense de significations possibles qu'elle ne peut plus t'écraser sous une seule signification imposée."


Trigger / Content Warning


נ

Tentative de clarifier ce qui est chez moi est une situation de retour mnésique courante et ses écueils potentiels (j'écris parfois "nous/on", généralisant sans fondement à d'autres survivants, seulement pour faciliter le processus d'écriture). Les notations pseudo-analytiques (peut-être en restera-t-il quelques débris) sont là uniquement pour m'aider à clarifier pour moi-même.

1. J'ai d'abord une impression, pas un souvenir à proprement parler. Une ambiance mnésique, insistante et accaparante, épaisse (un état d'être comparable à une sorte de "mélasse"), plutôt qu'un contenu réellement. Cela est néanmoins lié dans mon esprit à un événement ou à une situation. Disons : "un état de devinement marécageux" qui ne veut pas s'arrêter. Cette ambiance mnésique se situe donc dans l'entremêlement de contenus mentaux "thématiques" (c'est-à-dire qu'il y a un objet que je peux expliciter, un thème), de vécus sensoriels/somatiques (le marécage) et de vécus affectifs (mémoire de l'affectivité profonde et affectivité mnésique — si celles-ci existent, or ce sont actuellement de simples hypothèses de travail).

Point crucial : l'événement ou la situation dont le souvenir est en train de devenir accessible est sans doute lié à des propos qui furent tenus à son sujet. Il en a été question, généralement de manière extrêmement lapidaire, sans explication et avec rétractation immédiate, mais plusieurs personnes de l'entourage ou différentes connaissances en ont parlé ou l'ont évoqué devant moi ou en présence d'autres connaissances qui me l'ont ensuite rapporté (la M.\ce house était très fréquentée par les bourgeois et les personnes en vue). Cela, ajouté à des souvenirs d'actions ou de faits concrets connexes, forme tout un ensemble de souvenirs annexes, souvent beaucoup plus structurés (la situation réémergente est encore dans les brumes de l'amnésie) et qui furent eux-mêmes source de dissociation et d'occultation dans l'amnésie. D'ailleurs, les vécus vifs et sources de dissociation pendant cette remontée mnésique sont souvent liés à cet ensemble connexe. Je parle de "propos qui furent tenus", mais il s'agit bien souvent de révélations très violemment absurdes dans mon contexte mental de l'époque, et souvent de situations d'agressions et humiliations verbales, sexuelles et relationnelles. L'horreur n'est pas étrangère au lien social.

2. Cet ensemble annexe, "plusieurs fois tangent", va croissant. C'est-à-dire que de plus en plus de propos et situations liées reviennent en mémoire. Émerge ainsi (ou bien réémerge, et cette alternative n'est pas un détail dans le régime de doute) une sorte de graphe, qui est un graphe de discours et de relations interpersonnelles. Ce n'est plus une ambiance mnésique cette fois, mais un véritable bain mnésique vécu, consistant. Le "graphe" se complète progressivement, parfois en seulement deux ou trois jours de turbulences. Visuellement, un graphe, même progressif ou brisé, est un ensemble de points reliés les uns aux autres. Ici, il faut également imaginer que ces points ont en réalité une profondeur (h), comme s'ils étaient des cônes : ce qu'on prend pour un point est en fait la base d'un cône. Au niveau des hauteurs ou profondeurs h des cônes, d'autres relations interpersonnelles et thématiques apparaissent. Cette profondeur des "cônes" est bien souvent une profondeur d'actes, de lâchetés ou de trahison. La mémoire réémergente est donc abordée et absorbée par détours, et ce qu'il faut intégrer, supporter psychologiquement, c'est la sordidité du complexe de trahisons inhérente à ce graphe.

Exemple sur l'histoire du tatouage dorsal (réémergence rapide, environ 24h ou 48h pendant d'énormes journées et nuits de travail qui m'ont permis de tenir). Lorsque la réémergence a commencé, je me suis d'abord souvenu de nombreux propos relatifs à ce tatouage, au fait que les gens avaient ensuite remarqué qu'il n'était plus là, au fait qu'il avait fallu changer les pansements plusieurs fois par jour pendant des mois et que cela créait un souci supplémentaire à ma mère, non pour moi, mais en raison de la lourde factualité du soin lui-même — les conséquences de ce qui m'arrivait étaient surtout une source de "tracas" supplémentaires pour eux (d'autant plus que ces tracas pouvaient ou devaient être vécus par eux comme une sorte de "rachat moral douloureux", par où ils étaient des personnes bien, c'est moi qui les avais fait souffrir moralement et c'est donc eux qu'il fallait plaindre) —, au fait qu'un de mes frères s'était vanté de m'avoir violé également pendant les changements de pansement auquel il participait, et bien sûr le fait que, adultes, des femmes et des médecins s'étaient aperçu, visage soudain défait, que j'avais des signes de mutilations ou encore "des marques d'accident de voiture" dans le dos. Je visualisais aussi des scènes de changement de pansements. Mais cela est vu de l'extérieur, comme si je me souvenais d'avoir flotté au-dessus de la scène qui pourtant me concerne (typique). Rien de tout cela n'est vécu posément. On peut être effrayé par les perspectives d'une désoccultation mnésique qui est alors seulement "en cours". Un souvenir du type — E = la ponceuse, le grinding, la séquestration, l'énorme quantité de sang, l'état de choc massif avant l'hospitalisation salutaire — est encore une ignoble putain de saloperie terrifiante qui va peser sur moi pendant des mois ou des années, je le sais ou l'anticipe dès le départ (pour se rassurer elle-même, D. dira sûrement : "mais peut-être qu'il était d'accord."). Vous ne vivez pas ça comme un "graphe", mais comme l'obligation d'aller à l'abattoir pour vous-même, c'est maintenant, vous le saviez, mais ne pouvez plus reculer, demain ou dans trente secondes, il faudra s'y rendre, il n'y a aucune échappatoire. Autant dire qu'on n'a pas du tout envie de retrouver E. L'esprit fait donc en sorte de retrouver le "graphe avec h" à la place, le temps d'intégrer déjà ça.

3. Ainsi, une réémergence est, chez moi, un enchâssement mnésique de différents registres (ça, c'est typique... et vraiment c'est très pénible à force) : un ensemble de souvenirs de situations vécues personnelles, mais peut-être annexes; des souvenirs concernant "quelqu'un d'autre" ou bien une sorte de soi impersonnel; des souvenirs de propos qui furent tenus devant moi mais, alors, en régime de non-dit qui tente une brève sortie et se rétracte aussitôt (une sorte d'événement de non-événement); des relations entre personnes et des types (type fou furieux, type minable lâche, type petit sournois, etc) qui se révèlent ou apparaissent comme compartimentées dans notre esprit — un compartiment "belle personne/belle relation" et un compartiment monstrueux — car les personnes et relations y existent parfois en deux versions opposées.

4. Le doute : suis-je en train d'inventer un souvenir ? Le graphe (avec sa profondeur h) + les compartiments de figures, sont-ils une structure paranoïaque ? en tout cas un ensemble de fantasmes ? (Pourquoi est-ce j'utilise le mot "fantasmes" ici ? Parce que ceux-ci sont une autorégulation du psychisme en tant que tel. Ces lois sont donc celles de la réalité psychique et non pas celles de la pratique du monde ni celles des projets. Cette autorégulation est extrêmement complexe, d'autant plus que notre modernité nous a habitués, à tort, à considérer cette réalité psychique comme un ensemble de désirs (= réontologisation de la volonté et du projet/processus), ce qui est un contre-sens.) Une personne extérieure demanderait peut-être si on se souvient de E, et on répondrait, non, je me souviens du graphe. La personne dirait alors peut-être "donc tu ne te souviens de rien, mais tu inventes un monde dont tu as actuellement besoin psychologiquement". Est-ce un délire en tant que compensation, par conséquent ? Ce niveau de doute est d'autant plus délicat que, décidément, comme tant de choses concernant mon histoire lointaine ou récente, tout semble reposer sur... une logique d'effacement. L'effacement n'est pas seulement l'amnésie, mais le cœur concret — matériel, stratégique ou factuel quoique sans stratégie — de ma réalité. Et il y a une sorte de double écho, de "miroir devant le miroir" entre les strates d'amnésie et les effacements concrets — cela me séduit-il ? Un solipsisme qui se consolide, se systématise = un délire ? Or, il est rationnellement exclu de considérer l'effacement comme une preuve, sinon tout est permis, et l'inobjectable devient une sorte de critère de vérité. Je ne peux tout de même pas rentrer là-dedans.

(Ironie ou humour noir supplémentaires, si j'ose dire : rapidement, si "le graphe" est faux, c'est que toute une partie de mon existence est occultée, car, pour des pans entiers de mon existence, il n'y a rien en dehors du graphe — qui correspond à la réalité sociale, relationnelle de E — pas de souvenirs, ni souvenir de faits, ni souvenirs de relations, donc je suis amnésique, donc presque assurément traumatisé. Par quoi ? E ? On tourne en rond.)

5. Le doute sur le doute : suis-je en train de trouver des manières plus ou moins intelligentes de justifier un déni face à un souvenir réel, "légitime" (retour de l'esprit de jugement moral), en phase de levée des brumes ?

6. Le doute sur le doute sur le doute : Ces raisonnements et ces prudences sont-ils l'indication que je ne délire pas (pas globalement, même s'il peut y avoir des illusions "localement", i.e sur certains souvenirs) ou bien sont-elles au contraire l'indication d'une clôture discursive du délire lui-même — qui donc s'étayerait lui-même par une autoproduction de doutes ratiocinationnants afin, pour ce délire si c'en est un, de ne pas sortir de son propre contexte autoréférentiel + autojustificateur en boucle ? (Je sais précisément ce que diraient ceux qui vous parlent si gentiment de menaces de mort et de viols dans la rue, ou qui vocifèrent en public des narrations de ce qui vous est arrivé. "Si vous vous posez des questions, c'est que c'est faux. Lorsque c'est vrai, on ne réfléchit pas !" Alors eux sont réellement délirants... ou vraiment très profondément bêtes.)

En anglais, on pourrait mener toute une "topologie intérieure" du phénomène à partir des innombrables idiomes et tournures autour de fog, mist et haze.

PS: Gpt 5 : "Oui ! C'est tout à fait typique de la clinique du trauma !". Et merde... je croyais avoir noté un truc personnel et, en fait, c'est simplement "Typique-Clinique". (LT: début de phrase : "envisagez un remplacement".)

PS bis: "Écrire 'E' pour un événement traumatique extrême est typique des processus de défense psychologique". Sans doute. Mais c'est aussi tout simplement typique du fait qu'on n'a pas envie de se battre à rendre une putain d'entrée compréhensible, tout en étant obligé d'y écrire dix fois de suite "l'événement ou la situation traumatiques initiaux eux-mêmes, durant la situation actuelle de réémergence mnésique mêlant à la fois confrontations et détours".


ס

L'inconscient de la communauté locale : ils voyaient partout des tatoués qui me ressemblaient à peine. C'était probablement le phrasé quasi-dissociatif de leur déni concernant mon enfance.


ע

Écrire tout cela m'aide beaucoup — je dois maudire des outils informatiques, engueuler des IA, faire des fichiers inutiles pour finalement tout retirer. Ça m'aide à passer des caps sans chuter.


פ

Sur la prétendue froideur de mes formulations :
Que faut-il vous dire pour que vous compreniez qu'il y a un problème ?
Comment vous parler pour que vous imaginiez à quel point ça va mal ?
Il faut vous parler d'événements qui n'excèdent pas votre capacité d'empathie.
Celle-ci est conditionnelle ("Aime-moi et valide-moi d'abord !") et projective.
Il faut vous donner quelque chose en quoi vous pouvez vous reconnaître vous-mêmes, et vous chanter la chanson selon laquelle les souffrances ne se comparent pas : l'outil parfait du déni collectif et des évitements institutionnels.
Il faut donc que la souffrance continue à faire lien social, narration commune, communauté des signes et des attentes normalisées.
Cela exclut immédiatement l'horreur.
Pas d'empathie pour ceux et celles qui vécurent l'horreur, car ils vivent centrés en l'indicible.
On ne voit pas les grands brûlés faire du cirque sur Internet ou dans les partis politiques.
Leur peine n'est pas une performance sociale, ni un exutoire pour les individualités (secondaires) stratégiquement toléré par le groupe.

Mais peut-être que je me trompe et que l'empathie est actée. Simplement, d'une part, la vie des autres ne peut évidemment pas tourner autour de nous ; d'autre part, l'amnésie est difficile à comprendre, elle rompt le fondement anthropologique de la communauté des narrations et des mémoires. L'existence de l'amnésie est obligatoirement remise en cause. D'autant plus que certains militantismes ont tenté et tentent de capitaliser sur ce phénomène. Je suis en porte-à-faux avec moi-même : je demande une intégration au discours commun, tout en la refusant et en comprenant qu'elle ne peut pas avoir lieu. (Nous retrouvons ici le thème double de l'inscription et de l'effacement, tous deux comme des expériences-limite. C'est le cas pour l'amnésie, pour la narrativité traumatique au regard des fonctionnements sociaux, pour le tatouage et bien sûr pour agressions / brainwashing / gaslighting / dénégations / séduction sociale comme système.)
J'exclus les institutions de toutes ces questions. Je n'ai aucun espoir qu'elles traitent mon dossier. Il y a trop d'affaires dans l'affaire.


צ

Le retour de l'histoire du dos est un embarras majeur. Ce soir, j'ai l'impression que le dos est fermé à un quart de chaque côté, tel une coque dans la prolongation de ce qui est fermé devant, tandis que le centre du dos est, lui, dans la configuration habituelle, c'est-à-dire... non pas ouvert (je n'ai pas l'impression que mon corps est ouvert), pas absent, mais plutôt non-étant. En tout cas, non perçu. Non-étant : donc ni présent, ni absent, ni fermé, ni ouvert. Est-ce une insensibilité ? Sans doute, mais ce n'est pas non plus l'impression d'une anesthésie médicale. C'est plutôt que l'ombre commence là, c'est tout. Le dos est hors du perceptible, dans l'ombre.

Comment est-ce que je perçois mon torse par exemple ? Devant, il y a une espèce de coque. Mais elle ne me semble pas vraiment reliée avec l'intérieur. L'intérieur existe parce qu'il me fait mal et est en état de tumulte. Mais cela m'apparaît comme un abîme d'obscurité active, souvent très pénible, qui est donc dans son propre espace d'abîme. Ça, c'est l'intérieur, c'est-à-dire le volume. Est-ce que je peux dire que je le perçois comme étant un volume au sens de l'ensemble {volume, bordure} (∂V = la bordure étant ici "le devant" et devrait aussi être le dos, etc.) pour une forme géométrique ? Intellectuellement oui ; mais, perceptivement, non. Phéno : on dira peut-être que "rien ne s'y donne", ou alors à la limite d'un "constitué sur le mode du non constituable" (sic). C'est bien éprouvé comme un volume, le contenu noir d'une cavité vide, mais elle semble vivre dans son espace ontologique propre, qui est d'être un volume de douleur ou d'inconfort selon les moments. Mais je ne peux pas dire ça m'apparaît comme V \ ∂V à proprement parler. Donc : volume de qualités, d'intensités, pas volume spatial. Mais c'est normal à première vue puisque, lorsque les autres parlent de leur corps, ils ne parlent pas d'une géométrie, mais de qualités globales avec des métaphores ("je me sens lourd", "je suis tendue", etc.). Ce registre qualitatif semble donc être la norme. Disons que chez moi, c'est peut-être un peu plus stratifié.

Devant — je veux dire par là, la "coupe frontale" — m'apparaît comme une sorte de... oui, une coque dure, une carcasse tout simplement, puisque c'en est une. Une coque, avec son épaisseur, une armure, pas le "tégument". D'autant moins que "la peau", la "surface de contact"... Non, je n'ai pas cette impression. Mais je ne crois pas vraiment que les autres l'aient, eux non plus. Nous ne vivons pas un derme-membrane, mais une épaisseur de présence sensible, une volumétrie à la fois sensorielle, énergétique et affective, et cette "volumétrie" de l'épaisseur des vécus n'est que très partiellement physique : phénoménale donc irréductible au substrat matériel, même si dire V \ ∂V est plus simple pour communiquer. En revanche, le fait que le rapport de contenance ne soit pas très clair chez moi est peut-être dysfonctionnel. J'ai plutôt : volumes imbriqués ou juxtaposés, disons.

"Quelle configuration apparaît comme ce qui est là ?" (retour à l'école).

Le dos mutilé-absent me gêne beaucoup ce soir, mais c'est peut-être dans ma "tête" (qui semble être là, au-dessus de mes épaules ! ). Je dois essayer de distinguer les sensations de la charge mentale associée au thème et qui n'arrange rien.

4 zones : zone-peau+ouvertures (tégument)+énergies autour; zone-coque; zone-abîme-énergies; zone-ombre.

Je parlais du torse. Pas du reste.