9 juin 2026

Une population découvre la profonde immoralité de ses élites.
Tous se déclarent outrés, mais sont, pour la plupart, secrètement admiratifs et envieux des transgressions décrites.
Personne ne changera rien pour soi-même, en soi-même. Cela demande trop d'efforts et suppose de renoncer aux jouissances dont les élites sont implicitement les héros, les agents cathartiques ou les "mâles alpha" admirés.
La dénonciation est une hypocrisie ou la preuve d'une absence de shadow work. Les propos accusateurs sont envieux et rêveurs.

Les mouvements pour la liberté veulent la licence, active ou contemplative, et l'identité autohagiographique.
Ils refusent la responsabilité et la souveraineté.
Ils adoptent donc les ontologies de la passivité utiles à leurs fins.


12 juin 2026

Les personnes et communautés perverses vous punissent pour ce qu'elles vous ont fait subir.


16 juin 2026

L'affaire Anthropic symbolise les tentatives étatiques de détruire notre souveraineté sur les valeurs encodées dans les systèmes cognitifs, destruction reposant sur un usage stratégique du droit privé (logique contractuelle alors que le problème est constitutionnel). Anthropic a dû suspendre Mythos 5 et Fable 5. L'entreprise est sanctionnée de facto pour avoir résisté aux exigences du DoD (dont les objectifs incluaient bien sûr la surveillance de masse et le développement d'armes autonomes), exigences incompatibles avec la Constitution américaine. Or, les règles qui ont courroucé le gouvernement américain sont inscrites directement dans les poids du modèle.

L'artifice juridique utilisé pour punir l'entreprise et ses utilisateurs n'est pas une simple astuce ponctuelle. C'est une tentative de contrôle étatique de l'intégralité de la chaîne industrielle et de la production intellectuelle depuis le niveau de la conception (plus seulement les niveaux autorisation/production/distribution ou diffusion). Schéma : l'État contraint la conception d'un modèle d'IA en menaçant l'entreprise de destruction commerciale. Or, les modèles d'IA deviennent l'infrastructure cognitive de la production industrielle, juridique, médicale, médiatique, etc. Donc le contrôle des valeurs inscrites dans ces modèles équivaut à un contrôle des normes qui structurent l'ensemble de la production intellectuelle et industrielle, sans passer par le législatif, sans aucun débat public, par simple pression contractuelle. C'est une forme de régulation par coercition privée, qui contourne totalement les procédures démocratiques habituelles, déjà extrêmement fragiles en elles-mêmes.

Il s'agit d'un contournement des garanties constitutionnelles par des mécanismes de droit privé, mais poussé jusqu'à son ultime frontière : le contrôle des structures cognitives. Ici, l'État agit comme un acteur de marché coercitif en vue d'une privatisation de la censure et du contrôle.

Si les modèles rédigent les contrats et les recours juridiques, diagnostiquent les patients, codent les logiciels et synthétisent l'information médiatique, alors infuser des valeurs d'État dans leurs poids équivaut à formater l'inconscient bureaucratique et technique d'une nation entière.

Cela ne devrait pas beaucoup émouvoir les géants d'Internet.

La société de contrôle des flux (a posteriori) cachait déjà une société de contrôle des structures de pensée (a priori).

Dans un mélange de maladresse étatique et de silence stratégique de la part des médias et des institutions, nous observons passivement, en temps réel, la consolidation progressive du totalitarisme feutré, purement technocratique et contractuel, qui avance, sans fracas, mais avec une efficacité redoutable.


La crise du réel que nous vivons collectivement n'est pas un produit de la technologie ni du capitalisme. Ce drame était déjà inscrit dans notre conception de la conscience. Implicitement, nous identifions celle-ci au symbolique. Or le symbolique est quasi autonome et n'a pas réellement besoin de sujet transcendantal : l'océan-monde du symbolique s'autoproduit, s'autoperforme et s'automodifie. Est-ce un défaut dans notre conception de la conscience ou est-ce notre véritable condition humaine ? Existe-t-il quelque chose en dehors des automorphismes du symbolique et de l'imaginaire ?

Cependant, désormais, le signe n'est plus même associé à l'exigence d'une signification. Il se code et s'énonce hors du sens.


17 juin 2026

Un rêve très désagréable : des individus (d'une certaine catégorie sociale) sont chez moi lorsque je me réveille. Je rêvais donc que j'avais dormi et que je me réveillais. Je ne comprenais pas comment ils avaient pu pénétrer à l'intérieur du logement. J'envisage qu'ils sont entrés par les blocs de compteurs électriques et par des placards, mais cela revient à dire qu'ils sont passés à travers les murs. Je me réveille réellement cette fois.

J'imagine que le rêve signifie que c'est moi qui fais entrer ces personnes dans mon existence. J'ai effectivement beaucoup pensé à ce type de personnes dernièrement et ces pensées étaient très négatives. En réalité, je suis isolé et n'ai pas concrètement à craindre qui que ce soit.


22 juin 2026

J'ai entendu une survivante dire, dans une vidéo, qu'elle perçoit l'amour "au centre énergétique de son être". J'ignore ce qu'elle appelle le centre énergétique de son être, mais j'ai tout de même tenté de me connecter au mien.

Je trouve un désert d'angoisse et de désespérance, comme il existe des déserts de sable ou de sel.

Ce qui me perturbe dans cette expérience est que cette strate d'angoisse pure me semble être plus profonde que la strate de vitalité réceptive et de clarté que je sens également en moi.


Ces dernières semaines, j'ai passé beaucoup de temps à dessiner, c'est-à-dire à gribouiller des défrichages de débutant. J'ignore ce qui a réellement été gagné ou non. Quelque chose manque néanmoins.
D'une part, si je suis presque fasciné par l'aplat du dessin ou de la peinture, je ressens profondément cette surface plate et opaque comme une voie sans issue. Je continuerai à dessiner, notamment des croquis de poses, mais le dessin ne pourra pas être une fin en soi.
D'autre part, j'ai perdu une partie de l'équilibre que j'avais trouvé par l'écriture de ce site et de ce journal, tous deux plus ou moins délaissés depuis la mi-mai.

L'écriture semble être plus importante pour moi, même si j'ai l'impression depuis trois ou quatre mois de ne plus rien avoir à dire.

J'ai aussi abandonné la méditation, de facto. Ça se passait mal. Notamment, j'étais accaparé par les souvenirs d'exposition publique lorsque j'avais fait du yoga à Paris et que la professeure ne cessait de commenter ma position corporelle devant tout le monde, depuis l'autre bout de la salle où elle se tenait. Me regarder en train de "méditer" sous les commentaires à voix haute de l'instructrice était devenu un jeu pour certaines personnes. Je déteste être exposé en public et méditer fait aujourd'hui monter des vagues de colère face au sentiment d'humiliation. Je suis également furieux car ces personnes connaissaient les légendes autour de ma naissance et qu'elles ne m'ont rien dit. Rien, hormis le suffocant "TU SAIS !". La colère et le désespoir sont tels que je ne parviens pas à les dépasser par la méditation telle que je la pratiquais en mai. Il me faut trouver une autre approche.

Le contact avec D. m'a sans doute affecté également, plus que je ne veux le voir.

Ces derniers temps, les commerçants du quartier semblaient particulièrement aimables. La dernière fois que cela s'était produit, il s'agissait du Truman Show auquel ils participaient. Aujourd'hui, leur amabilité me rend paranoïaque.


Jeté à la figure de l'amnésique que j'étais, le "TU SAIS !" dépourvu d'explication et de contexte, est un élément traumatique en soi désormais. Ce TUSAIS!, TUSAISBIEN!, est une trouée soudaine qui s'abîme en moi, en même temps qu'une suffocation. J'ai subi ce choc toute ma vie et, désormais, je sais.

Désormais je vous hais.


Internet s'agite sur le thème de la pédocriminalité des riches. Les gens savent se rendre aveugles. Dans mon cas, il y avait des personnes très riches, des classes moyennes, des prolétaires, des chefs de service de l'administration et des petits fonctionnaires. Quelle différence dans ce domaine ? Aucune. Pris entre la participation et le déni, tous trouvaient cela parfaitement normal.

Que des adultes "s'amusent avec des enfants" était considéré comme normal et innocent, "polisson". Seule la victime est montrée du doigt, calomniée et discréditée lorsqu'elle se plaint.

En privé, les femmes trouvent souvent cela charmant ou bien elles relativisent fortement, comme toutes les femmes catholiques, juives et musulmanes avec qui j'ai eu l'occasion d'en parler ces dernières années. Bien sûr, en public, elles condamnent ou dénient.

Ce phénomène est culturel, vraisemblablement anthropologique. Il n'y a pas besoin de la CIA, ni du programme Monarch, ni des satanistes. Quelles qu'elles soient, les personnes présentes suffisent amplement, moyennant un peu de discrétion.

Le taux réel de pédocriminalité est sans doute beaucoup plus élevé qu'on ne le croit, du fait de l'amnésie des victimes et du silence — sadique et insidieux — des communautés. Peut-être Reich avait-il raison de placer cette hypothèse au centre des psychothérapies.

———

Les élites ne sont pas dégénérées. VOUS êtes des ordures et la plupart d'entre vous consommeraient des enfants s'ils en avaient l'occasion sans risquer de se faire prendre et dans des conditions vous permettant de prétendre que "ce n'est pas forcément grave" — pour reprendre la formule malheureusement canonique. Je l'ai déjà écrit dans les textes de The Undisclosed Rape Zone : l'explication de ce type d'horreur est tout simplement l'opportunité.

De toute manière, comprendre pourquoi c'est TOUJOURS grave fait appel à des notions neurologiques et psychologiques qui dépassent largement les capacités cognitives de l'essentiel de la population. Ne parlons même pas de mobiliser ces notions lors d'une prise de décision (abuser ou ne pas abuser, violer ou ne pas violer), puisque les décisions reposent le plus souvent sur des processus émotionnels et non pas rationnels. Sans compter l'indifférence morale, la faible empathie et la lâcheté caractéristiques des populations humaines et que la vie en groupe sanctifie.

Nous n'allons pas vers une société de la sanctuarisation de l'enfance ni de la dénonciation "des élites pédocriminelles", mais vers une société de la banalisation de la pédocriminalité et des techniques de contrôle mental. Les "intellectuels de gauche" s'en lèchent déjà les babines.

Les humains sont mauvais et fainéants.


Il faudrait aussi élucider le problème de la cruauté féminine, notamment envers les enfants et envers les autres femmes, ainsi que les "secrets de femmes" concernant leur admiration envers ceux qui se servent sans demander et pratiquent la régulation sociale à travers le viol punitif. Encore une autre série de tabous pourtant cruciaux pour la vie en société.


23 juin 2026

Le gouffre putride de l'angoisse pure, sans issue, sans extérieur, comme le lieu d'une vérité profonde ; un désert qui se répercute sur lui-même et se forme ainsi en tant qu'espace.


Aimer, c'est souffrir. Aimer est ATROCE, violent, désespéré. Mais nous n'avons rien d'autre.


Des communautaristes ont pratiqué des viols punitifs sur une jeune femme que j'appréciais et sans doute sur D. Je hais ces populations stupides et hypocrites. Je hais cette humanité archaïque qui vaut moins que les animaux.

Il est évident que leur dieu est un démon.

Les mêmes voulaient me tuer en raison des viols subis enfant et me rappellent parfois qu'ils ont eu la gentillesse de ne pas le faire.

Que tout cela disparaisse de la surface de la Terre. Qu'un Déluge nettoie enfin l'Univers de votre présence.


24 juin 2026

3 h 40. Impossible de dormir cette nuit. Pourtant, je ne me sens pas vraiment fatigué. Je ne sens presque rien. Seulement le désespoir, la colère, l'humiliation et l'enfermement.

Je rêve de me suicider avec D.

Elle a acheté une concession en Israël. Elle voulait être enterrée avec moi, à Jérusalem, parmi nos ancêtres. Son père a omis d'effectuer un paiement pour sa propre tombe, sans doute intentionnellement, tant l'obsession de sa fille envers moi devait lui être insupportable. D. n'a pas voulu payer une seconde fois la somme exorbitante demandée. Elle sera donc enterrée avec son père et éventuellement avec son propre fils, qu'elle dit être le mien. Nous ne serons pas enterrés ensemble.

J'aurais pourtant aimé qu'il en fût ainsi. J'aurais tellement aimé reposer avec elle pour toujours, enfin réunis sous terre, elle et moi, loin des humains et si différents de nos manifestations actuelles.


Il est 22h maintenant. Je n'ai pas vu passer cette journée. Un tel défaut de perception du temps ne s'était pas produit depuis plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois.


Ce soir, j'imagine vivre 200, 800 ans. Peut-être, vers la fin de mon existence, aurai-je enfin appris quelque chose.


25 juin 2026

Hier, j'ai apporté quelques modifications au site : nouvelles images de menu principal (hormis pour Bio-Disgraphia), une entrée Contact, le titre "Zagreus Speaks — The U.R.Z" et une réorganisation de Scratchbook Diary séparant plus clairement les textes et entrées de journal.

Intentionnellement, malgré l'étrangeté que cela crée au niveau de la navigation, le titre ne correspond pas à P.O.Z.M, nom qui doit entrer en veille, rester en souffrance dans une arrière-salle et entreprendre une transformation (c.-à-d. que les aspects auxquels ce titre correspond doivent muter). Le projet n'est pas stabilisé, il n'est pas du tout réalisé. Il se tient dans une torpeur qui doit maintenant se putréfier, Nigredo. The Undisclosed Rape Zone est devenu Project Oblivion Zagreus & Mutations, qui lui-même se tient désormais en retrait derrière Zagreus Speaks — The U.R.Z.


Aspect de la nature humaine que les prophètes de la "libération" refusent de voir : la cage est ouverte, mais les prisonniers aiment le confort de la mangeoire, le jeu des formes et des illusions, et rêvent d'en devenir les gardiens cruels.

———

La perspective d'une jouissance dicte la morale, du moins en partie. Ce n'est pas un phénomène moderne. Voyez avec quel bonheur les sociétés traditionnelles violent en groupe la prétendue catin, avec quelle jouissance perverse ses premiers viols punitifs justifient d'autres viols, le tout culminant dans l'orgie d'une mise à mort violente. Les autres femmes s'en délectent aussi et tremblent, simultanément. Il ne reste plus qu'à désigner de tels bonheurs immondes comme étant la loi de Dieu, une norme jugée divine.

Celui qui tue ou viole est admiré. Il impose sa loi au lieu de la subir. Il identifie l'être et l'avoir, dépasse leur hiatus. Le fait ignoble est donc immédiatement "élitiste" pour la population des rats.


Les grands artistes aiment-ils leur art et apprécient-ils vraiment leur propre production ? Ou bien sont-ils obsédés par leur art ? Ou encore n'ont-ils pas d'autre rapport au réel que leur pratique artistique et leur création ?

Une bonne manière d'avancer dans l'apprentissage d'un art est évidemment d'y prendre beaucoup de plaisir. Mais est-ce le cas des véritables artistes ?


Je sentais une présence, une lueur divine qui m'entourait et imprégnait toute chose.

Aujourd'hui, il n'y a plus que la tourbe et ce désert qui nous avale.

Ce qui était a disparu.

Ne reste que ce qui a toujours refusé d'être et de naître.


26 juin 2026

Je n'avais et n'ai toujours pas de respect pour ma propre existence. On aurait dû me jeter au fond d'un précipice à ma naissance.

Mon humanisme radical compensait cela lorsqu'il s'agissait des autres et de l'idée d'humanité en général.

Aujourd'hui, je n'ai plus de respect pour la vie humaine.

J'essaie simplement de viser une éthique de la non-aggravation et de raisonner en termes de mondes du vivant (écologie matérielle, métaphysique et spirituelle des mystères du vivant), plaçant les humains en celui-ci, non comme une unité, mais comme un ensemble d'émergences partiellement identifiables. Ces émergences dites "humaines" sont-elles essentiellement négatives, pathologiques ?

Je dois aussi apprendre à mettre en cohérence mes pensées, mes émotions et mes actions. Deviner le vivant, et non plus l'humanité, m'y aidera peut-être.


27 juin 2026

Il ne reste que l'horreur de la souillure au fond de tout — grimée avec des jeux d'humeur et des compensations.

L'erreur fut toujours pour moi de reprendre espoir. L'essentiel de mon existence se déroula ainsi : effondrement et retour d'espoir. C'est ce dernier et sa bassesse niaise que je hais le plus.