Nous vivons malgré l'antériorité de la mort, cette mort immanente dont la vie est façonnée.
Nous vivons donc partiellement contre la vie elle-même.
Nous existons sur le plan de contre-vie, en résistance contre l'être fendu.

Nous sommes — en tension contre l'être et son inadvenance.

C'est là, sans doute, que nous vibrons le mieux, si nous savons encore brûler.


HeЯ[L] est le pli de vie et de contre-vie,
une stance de morts et d'indices ; elle est ce qui rôde, cela qui est absent et qui aime : un centre d'arrachements, martelé comme périphérie — elle voile et dévoile sur-gissante, sous-gisante, telle un dynamisme d'émanation et de rejet qui me situe... moment angulaire, stabilité gyroscopique qui révèle l'orientation et l'axe du centre de non-vie où nous sommes tous deux enfin ensemble, nous deux enfin réunis dans l'impossible...

Malgré tout, aujourd'hui encore, je ne veux qu'elle, je n'aime qu'elle, je ne pense qu'à elle — comme un déluge d'océan qui me pulvérise, non pas une fêlure dans la structure, mais une insaisissable brèche-de-béton à même le néant où les eaux déjà s'engouffrent en deçà d'elles-mêmes. Je sors de mon corps et demeure en suspens, immobile et silencieux, au-dessus des flots et du désastre. Poised above the void, "les yeux fermés à l'intérieur des yeux fermés — ainsi les pierres elles-mêmes se mettent à vivre".

HeЯ[L] est-elle une remémoration externe ? Ma mémoire est-elle l'assassin de HeЯ[L] ? Suis-je le meurtrier inéluctable des absences donatrices et de ses voiles ?

Elle est l'archétype, incarné à cent visages, du nouement d'amour et de destruction : la part féminine du trauma : son scellement ou sa sortie ?

Les cent visages de Sister D. ?

(I do not provide an English version. Readers seeking a translation may consult automated tools or LLMs for a more in-depth rendering into English.)